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Article lu dans la tribune Genève(Suisse) du 5 décembre 2008 (non-publié sur le web :fou: )
LA MASSE NOIRE DE L'UNIVERS AURAIT EMIS DES MURMURES

Cosmologie
    Quatre expériences ont détecté des éléments troublants au-dessus de nos têtes, qui mettent en ébullition la communauté des physiciens. écrit par Anne-Muriel Brouet, journaliste

    Elle possède ce don d'invisibilité qui la rend attirante et insupportable. Indécelable, elle n'émet ni lumière ni chaleur. On ne sait presque rien d'elle si ce n'est qu'elle doit exister car elle exerce
une influence gravitationnelle sur les étoiles et les galaxies. La matière noire, ou matière sombre, qui compterait pour un quart de l'énergie de l'Univers, est une des plus profondes énigmes pour les terriens que nous sommes. Or, ces dernières semaines, quatre expériences, non dédiées à sa traque, ont per4u des murmures surprenants. Ils pourraient provenir de cette masse invisible. La communauté des physiciens est en ébulliton.
   
    "Ce sont plusieurs indices qui vont dans le même sens et qui sont difficiles à expliquer", précise Ruth Durrer, professeur en physique théorique à l'UNIGE( université de Genève).
Le dernier a été publié fin novembre dans la revue Nature. Une équipe d'astrophysiciens rapporte qu'un détecteur de rayons cosmiques de la NASA à bord d'un ballon situé au-dessus du pôle Sud a enregistré un excès d'électrons à haute énergie et de leur opposé d'antimatière, des positrons.
    "Les positrons sont très rares et très difficiles à voir car ils se font rapidement annihiler par des électrons, précise la physicienne genevoise. Or on suppose que l'annihilation de la matière noire doit produire des positrons"(voir texte de fin en bleu).
    Un des auteurs, John Wefel de l'Université de Louisiane, compare cet excès de particules au fait de rouler tranquillement sur une autoroute et de voir soudain débouler des Lamborghini.
"On ne s'attend pas à croiser autant de voitures de course. Comme nous ne nous attendions pas à voir autant d'électrons à haute énergie au milieu des rayons cosmiques". Au total, les chercheurs en ont repéré 70 en cinq semaines. Des cacahuètes? Combien de Lamborghini avez-vous vu en un mois? ( note: J'habite près d'un concessionnaire, alors j'en vois une douzaine par jour! [:cocoricooo:2] )
    La piste est séduisante. Et surtout beaucoup plus excitante que de relier ces observations à une étoile à l'agonie par exemple ou à un champ magnétique résultant de l'explosion d'une supernova. Ce qui n'est pas exlu.
   
    Puis, il y a les indices de Pamela. Ce satellite, construit par des Européens, est le plus cher jamais réalisé pour étudier les rayons cosmiques et l'antimatière. Lui aussi aurait enregistré un excès de positrons à haute énergie qui, selon les scientifiques de l'expérience,"pourrait constituer la première preuve directe de l'annihilation de particules de matière noire".

    Il y a autre chose. Le satellite de la NASA WMAP, qui étudie les rayonnements micro-ondes, a constaté un certain brouillard qui pourrait provenir de particules chargées voltigeant dans le champ magnétique de la Voie lactée.

    Enfin, il y a Integral, le satellite de l'Agence spatiale européenne, qui observe les rayons gamma au centre cette fois de notre galaxie. A nouveau, les données reçues au centre de collecte, situé dans les bois de Versoix (commune genevoise), trahissent un excès de positrons, mais cette fois à des énergies bien inférieures que celles détectées par Pamela.
    La matière sombre occupe les physiciens depuis les années 30, lorsque le Suisse Fritz Zwicky est le premier à suggérer l'existence d'une masse invisible entre les galaxies. Ce n'est que dans les années 70 que l'idée est prise au sérieux, notamment grâce aux travaux de l'Américaine Vera Rubin. "Les progrès technologiques de cette dernière décennie ont permis de faire les observations actuelles, souligne Ruth Durrer. Il s'agit maintenant de réfléchir à mettre au point une expérience qui va tester ces hypothèses." Car aussi excitantes que soient ces indices, ils ne prouvent enore rien. Quant aux 75% d'énergie sombre restants, le mystère est encore plus épais??

    La matière dans l'Univers: 4% Atomes, 21% Matière noire, 75% Energie sombre.

    De la théorie à l'observation

    L'hypothèse: la dynamique de rotation des galaxies et de leurs amas ainsi que la formation des structures les plus immenses semblent nécessiter l'existence de matière massive non standard ne trahissant pas sa présence par un rayonnement lumineux. C'est ce que l'on appelle la matière noire de l'Univers. Elle doit peser environ 8 fois plus que la matière ordinaire. Un des candidats les mieux définis et les plus naturels pour remplir ce rôle crucial est la particule supersymétrique la plus légère, le neutralino.
    La validation: pour valider cette hypothèse d'existence de matière noire- observée seulement par ses effets gravitationnelles-, il nous faudrait détecter directement des collisions de particules de matière noire sur de la matière ordinaire. Indirectement, on cherche à détecter les produits de l'annihilation de matière noire dans des régions où elle est suffisamment concentrée( comme le centre du Soleil ou le centre galactique).
    Lors de l'annihilation d'un neutralino et de son antiparticule, une paire d'électron-positron peut être produite. Et observée...
AMB

 [:ousermaatre:3] Ouser

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pas93:
Merci de l'article  :jap:

Fort intéressant tout ça  :hello:

ousermaatre:
 :jap:  :jap: a votre service!

fr@ntz:
Par Paola MESSANA AFP - Vendredi 3 octobre 2008


NEW YORK (AFP) - Une étude française sur les "sauts comparés des puces de chat et des puces de chien" a remporté jeudi l'anti-Nobel de biologie, tandis que la Suisse était récompensée pour une loi sur la "dignité des plantes", lors de la distribution de ces prix insolites à l'Université Harvard

Comme les dix-sept éditions précédentes, la remise jeudi soir des prix "Ig Nobel" --Ignobles Nobel, leur appellation officielle-- était destinée à faire "d'abord rire, puis réfléchir", selon l'organisateur Marc Abrahams, éditeur de la revue scientifique humoristique "Annales de la recherche improbable".

Récompensant des recherches sur "la capacité d'une amibe à sortir d'un labyrinthe" ou sur "les ravages causés par les tatous sur les sites archéologiques sud-américains", une dizaine de prix ont été remis au cours de la soirée délirante qui se tenait au théâtre Sanders de l'Université devant 1.200 spectateurs, en présence de véritables prix Nobel comme William Lipscomb (Chimie 1976), et d'anciens lauréats des anti-Nobel.

Un des vainqueurs de l'an dernier, Dan Meyer, co-auteur d'un rapport médical sur "les effets collatéraux de l'ingestion de sabre", a ouvert la soirée en avalant une épée, prestement retirée de son gosier par un médecin, le docteur Thomas Michel, doyen de l'Ecole de médecine de Harvard.

La cérémonie retransmise en direct sur l'internet comprenait notamment la première d'un mini-opéra intitulé "Redondance, encore", accompagné par un choeur de lauréats tandis que des cocottes en papier volaient au dessus de la salle. Chaque lauréat a eu un temps de parole de 60 secondes, et était implacablement interrompu à la 61ème par une fillette de 8 ans.

Un concours permettait de gagner un rendez-vous galant avec un vrai Prix Nobel, en l'occurence M. Lipscomb, âgé de 89 ans.

Le prix de chimie a été décerné ex-aequo à deux groupes de chercheurs: Sharee Umpierre de l'Université de Porto Rico et Joseph Hill de Harvard pour avoir découvert que le Coca-Cola était un "spermicide efficace", et Chuang-Ye Hong de la Faculté de médecine de Taipei et d'autres chercheurs de Taïwan pour avoir démontré exactement le contraire.

L'anti-Nobel de la paix a été décerné au "Comité suisse d'éthique en biotechnologie non-humaine", pour avoir adopté le "principe légal de la dignité des plantes".

Certains prix pourraient servir à l'industrie alimentaire, comme celui de la Nutrition remporté par un duo anglo-italien pour une recherche sur "la modification électronique du bruit de la pomme de terre +chip+ de façon à faire croire qu'elle est plus croustillante et fraîche que ce qu'elle est en réalité".

"Je ne souhaitais pas à l'époque produire une étude drôle", a expliqué à l'AFP une lauréate française, Marie-Christine Cadiergues, chercheuse et clinicienne de l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, jointe au téléphone.

"Cet article fait partie d'une recherche plus ample sur les puces, réalisée en 2000 dans le cadre de ma thèse d'Université", a-t-elle expliqué. "Il s'agissait de comparer deux espèces de puces, la Ctenocephalides canis et la Ctenocephalides felis felis, pour comprendre pourquoi la première était en voie de disparition et pas la seconde", a-t-elle précisé.

La différence entre la première, capable de bondir jusqu'à 25 centimètres, et la seconde, n'atteignant que 17 centimètres de hauteur, était en fait un élément de biologie destiné "à mieux les contrôler, et donc les éliminer", a indiqué la chercheuse, qui ne connaissait pas les travaux des autres lauréats mais s'est dite satisfaite du prix.

"La recherche n'est pas forcément toujours de la +grande recherche+", a conclu Mme Cadiergues, qui s'est depuis spécialisée en dermatologie.

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